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LA MÈRE LOGE DE KILWINNING – MISCELLANÉES MAÇONNIQUES

MISCELLANÉES MAÇONNIQUES par Guy Chassagnard

En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.


Chronique 53 – 1642 – La Mère-Loge de Kilwinning

 

Selon une légende savamment transmise de génération en génération de franc-maçon, les origines de la Mère-Loge de Kilwinning remonteraient à la nuit des temps ; ou du moins à la première moitié du XIIe siècle, sur le chantier de cons­truction de l’abbaye locale.

 

D’où sa revendication – jamais satisfaite – d’être reconnue comme la plus ancienne des loges opératives écossaises. Et l’attribution du nombre « 0 » sur le matricule de la Grande Loge d’Écosse – fondée en 1746.

 

Les archives de Kilwinning ne peuvent, toutefois, étayer les prétentions de ses membres ; le plus ancien registre ne datant que de 1642. On y apprend que vingt-six profanes y ont été « enrôlés » le 20 décembre ; qu’en 1643, ont été adoptés des statuts accordant au surveillant, au diacre et aux compagnons-maîtres d’exclure de leur société « tout membre qui s’en affranchirait » ; qu’aucun apprenti ne peut prétendre devenir compagnon s’il n’est en mesure de présenter un chef-d’œuvre permettant de juger sa compétence.

 

Il ressort des procès-verbaux de la loge de Kilwinning que ses membres sont tous des maçons opératifs, dont certains répondent à la qualité civile de Bonnet-Laird , soit de « propriétaire terrien ». Des actions sont envisagées à l’encontre de ceux qui auraient à leur service des Cowans, c’est-à-dire des ouvriers ne possédant pas le Mot de maçon.

 

En décembre 1672, un comte de Cassilis est « choisi pour être diacre » de la loge. En 1673 seront admis en loge plu­sieurs Gentilshommes et Gentlemen-Farmers.

 

La Mère-Loge de Kilwinning ne rejoindra la Grande-Loge d’Écosse qu’en 1807, après avoir accordé des constitutions à plus de soixante-dix loges écossaises. Elle est toujours, en ce début du XXIe siècle, en activité.

 


© Guy Chassagnard – Auteur de La France-Maçonnerie en question (Éditions Dervy – 2017) & du  Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (Éditions Segnat, 2016).


 

A.S.:

View Comments (2)

  • Ceci n'est tout de même pas très sérieux ! Il est grand temps que la maçonnerie rédige son histoire, et non des contes à dormir debout. Il suffit de cliquer sur Google pour savoir (??) que la GLE date de 1736, et non de 1746. Je parie que Bernheim connaît la réalité.

  • Encore un nième papier destiné à ceux qui n'ont jamais fréquenté les loges écossaises en général, ni la loge N°0 en particulier. En si peu d'espace les erreurs et/ou approximations sont nombreuses:
    - La GL d'Ecosse a été fondée en 1736 (pas en 1746)
    - Si l'attribution du N°O a été donné en 1807 c'est à la suite d'une longue querelle avec la loge Mary's Chapel (actuellement N°1), laquelle n'est même pas mentionnée dans l'article.
    -l a loge de Kilwinning n'a jamais accordé de 'constitutions' mais des 'charters' (patentes). Les 2 termes ne recouvrent pas la même chose!
    - la définition du terme 'cowan' n'a rien à voir avec la connaissance ou non du Mot de Maçon, qui aurait là aussi mérité un commencement d'explicitation.

    Pondre un papier sur des bases aussi approximatives, par un auteur qui n'a sans doute jamais visité cette loge, n'est pas conforme aux ambitions de ce blog.