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GEORGES WASHINGTON, FRANC-MAÇON

MISCELLANÉES MAÇONNIQUES par Guy Chassagnard

En franc-maçon de tradition, attaché à l’histoire de ce qui fut jadis le Métier de la Maçonnerie avant que de devenir la Maçonnerie spéculative des Maçons libres et acceptés, notre frère Guy Chassagnard met en chroniques ce qu’il a appris dans le temple et… dans les textes ; en quarante et quelques années de pratique maçonnique. Ceci selon un principe qui lui est cher : Apprendre en apprenti, comprendre en compagnon, partager en maître.

Chronique 264

1793 – George Washington, franc-maçon

On trouve la peinture de commémoration dans les locaux d’un édifice aux allures de mausolée antique de la capitale fédérale américaine, situé à faible distance de la Maison Blanche. Non datée, mais œuvre d’un artiste contemporain nommé John Melius, elle représente la pose de la première pierre du Capitole, faite le 18 septembre 1793. 

Le général George Washington (1732-1799) y est présenté porteur d’un sautoir et d’un tablier de franc-maçon. Car le premier président des États-Unis est franc-maçon et de surcroît vénérable maître – de la Loge d’Alexandrie voisine. 

Son initiation remonte à novembre 1752, au sein de la Loge de Fredericksburg (Fredericksburg Lodge) en Virginie ; il y a été promu compagnon en mars 1753 et maître en août.

On ignore à peu près tout de la vie maçonnique de George Washington. On se plaît, seulement, à souligner le fait que son tablier a été brodé par la marquise de La Fayette.

Rappelons pour mémoire que notre homme est né dans une riche famille de planteurs de Virginie. Qu’il a dirigé la révolte des « insurgents » contre les forces royales britanniques, et contribué activement, dès 1783, à la constitution d’une fédération de treize États indépendants.

Longtemps on a pensé et écrit que La Fayette avait offert, en 1784, à George Washington, un tablier de maçon brodé par son épouse ; tablier porté, en 1793, par celui-ci lors de la pose de la première pierre du Capitole fédéral ; tablier, en soie, riche d’une quarantaine de symboles maçonniques différents – exposé de nos jours dans le musée de la Grande Loge de Pennsylvanie à Philadelphie. 

On laisse entendre aujourd’hui que ce tablier aurait été, en réalité, de fabrication… chinoise. Qu’en penser ?

© Guy Chassagnard – Auteur de  :

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A.S.: