X

PREMIÈRE TRACE D’UN HOMMAGE FUNÈBRE MAÇONNIQUE – Hervé H Lecoq

Hervé HOINT LECOQ nous offre sur sa chaîne Youtube Hervé H Lecoq – French Freemason une nouvelle vidéo pertinente sur la Franc-Maçonnerie :

PREMIÈRE TRACE D’UN HOMMAGE FUNÈBRE MAÇONNIQUE

Connaissez-vous la sobriété des premiers hommages funèbres maçonniques ? Moi oui, et je vous explique tout dans cette vidéo :

Introduction ▬▬▬ 🎥 INFO ▬▬▬ Dans cette vidéo vous allez découvrir que l’on peut être l’un des plus influents francs-maçons de son époque, et être enterré quasiment dans l’indifférence généralisée.

A.S.:

View Comments (1)

  • MTCF Hervé

    je te signale que le fac-simile de l'article du 7 juin 1739, relatant les obsèques de James Anderson figure page 136 de mon ouvrage paru chez Numérilivre en 2019 : "1717-1747 Les 30 glorieuses de la Grande Loge des 'Modernes' vues par la presse de l'époque" qui a fait par ailleurs l'objet d'une récension sympathique par le Quatuor Coronati.

    Voilà ce que j'en disais dans ce livre.
    "Etonnant article sur l’enterrement de celui qui était censé avoir écrit les Constitutions de 1723 et rédigé celles, toutes récentes, de 1738. C’est presque, sur le plan maçonnique, un enterrement « à la sauvette » quand on le compare aux manifestations qui accompagnent le décès d’un Frère et notamment, celle des obsèques d’Anthony Sayer qui auront lieu deux ans plus tard*.
    D’abord, aucune mention des titres maçonniques d’Anderson, mais une référence à son statut de professeur « dissident ». Les Universités dissidentes étaient des universités de théologie protestante qui étaient dispensées de faire allégeance au Roi d’Angleterre, comme chef de l’église anglicane, contrairement aux Universités officielles. C’est ce statut d’enseignant dans une université « dissidente » qui est mis en avant à ses obsèques et d’ailleurs, ce sont cinq professeurs de son université, sur les six personnes qui tiennent le poêle, qui l’accompagnent à sa dernière demeure. La sixième personne était le fidèle Desaguliers qui a tenu à être présent et qui a sans doute rameuté la douzaine de frères qui n’ont prononcé aucune oraison sur le défunt et se sont contentés de faire les signes de deuil autour de la tombe.
    Est-ce la Grande Loge qui a refusé les honneurs maçonniques à Anderson et Desaguliers ne serait venu qu’à titre personnel ? Ou est-ce Anderson qui a refusé toute manifestation maçonnique à ses obsèques et c’est Desaguliers aurait fait venir quelques frères pour rendre discrètement un hommage maçonnique à son vieil ami ? Ou un peu des deux ? Et pourquoi le journaliste parle-t-il d’une tombe étonnement profonde ? Pour qu’il soit oublié ? De ce point de vue, c’est totalement raté !
    Voilà, en tout cas qui relativise dans la Grande Loge, le rôle d’Anderson, qui d’ailleurs ne figure sur aucun des articles de presse relatifs à la vie de la « Société »."

    Je dis également dans ce livre qu'Anderson en bon calviniste était trinitariste (il a fait l'éloge du trinitarisme dans un ouvrage de 1732) alors que l'inspiration des Constitutions et de leur GADLU est unitariste, ce qui explique aussi la distance entre la GL des Modernes et Anderson.

    Et si mon TCF Hervé tu cherches une référence d'obsèques maçonniques, je te signale cet article du Newcastle courant du 13 juin 1735 dont le fac-similé figure page 96 de mon ouvrage précité et dont voilà la traduction: "« Dans la soirée de dimanche a été enterré dans le cimetière de St-George’s, Mr. John Beney. Il fut un contremaître auprès de M. Racket le grand tailleur de pierre, et étant un vieux Franc-maçon, son poêle fut supporté par six maîtres de Loge, portant en travers des épaules le ruban vert insigne de leur grade, et plus de 150 Francs-maçons avec leurs tabliers suivaient le cercueil, ainsi que plus de 100 Maçons opératifs, ce qui a constitué le plus grand convoi funéraire qu’on ait vu depuis de nombreuses années. »

    J'en profite pour te signaler la sortie le 19 décembre de mon dernier ouvrage chez Cépaduès " D'une Révolution à l'autre 1688-1789 Essai sur le rôle de la Franc-Maçonnerie dans la Révolution de 1789"

    Avec mes sentiments frat.°.

    Michel König

    * London Evening post 16 janvier 1742: « Il y a quelques jours est décédé, âgé d’environ 70 ans, Mr. Anthony Sayer, qui fut Grand Maître de la très ancienne et honorable société des maçons libres et acceptés en 1717. Sa dépouille fut suivie d’un grand nombre de personnes de la meilleure qualité de cette honorable société depuis la taverne « à la tête de Shakespeare », située sur la Piazza dans Covent Garden, et convenablement inhumée dans l’église de Covent-Garden. »