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L’Apprenti et l’Atelier en Franc-Maçonnerie

12 septembre 2012 0 Comments





Le Blog « Les Black’s Foot » que l’on peut trouver à l’adresse http://jakin.vefblog.net/ (Jakin c’est évocateur) est pour reprendre son auteur «  Un chemin qui passe par le voyage de l’extérieur vers l’intérieur », un journal de bord, de famille.

Parmi les articles qui y figurent, l’un d’entre-eux « L »Apprenti et l’Atelier » écrit en septembre 2099 : se taire, écouter et méditer… Nous sommes des éternels apprentis !

Extrait :

Au temps des bâtisseurs de cathédrale, les apprentis maçons taillaient leurs pierres brutes loin du sanctuaire à édifier, pour ne pas déranger les maîtres dans leur ouvrage par le bruit incessant du ciseau sur la pierre.

Aujourd’hui dans la symbolique de la franc-maçonnerie, l’apprenti taille sa pierre brute, en compagnie de tout l’atelier, sans faire de bruit.

Du bruit incessant de l’apprenti maçon au silence de l’apprenti franc-maçon, voila ici le principal parcours initiatique que j’ai entrepris en loge.

Je ne peut m’empêcher de cité un passage du livre d’Edouard Plantagenêt, intitulé  « Causeries initiatiques Pour le travail en Loge d’apprentis » : Que dans le temple où règnent la Vérité et l’Amour ne retentissent jamais des paroles qui se pourraient indifféremment prononcer ici ou là. Si nous n’avions rien de plus à nous dire que ce qui se dit partout, il faudrait que nous soyons des enfants ou des fous pour nous réunir, revêtus d’insignes symboliques, respectueux du rituel et soumis à la loi, pour nous entretenir puérilement, en profanes, de choses profanes, comme nous le pourrions faire n’importe où.

Daniel  Beresniak dans ses réflexions sur l’apprentissage maçonnique constate que l’homme ordinaire ne peut supporter : le silence, l’obscurité, l’immobilité, la solitude. Lorsque les circonstances le placent dans l’une, ou plusieurs de ces états, il les ressent comme une contrainte instinctivement, il cherche à en sortir et cet effort occupe toutes ses pensées. Si on l’interroge sur ce comportement, il admettra qu’il a peur. La peur c’est la souffrance du monde initié ; c’est le châtiment de celui qui refuse le travail sur lui-même.