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La fraternité maçonnique est-elle une utopie ?

1 octobre 2012 5 Comments





fraternitémaçonnique 120x120 La fraternité maçonnique est elle une utopie ?Partager les ressources du Web, voilà ce que j’espère vous amener.

C’est le cas pour cet article intitulé « La Fraternité est elle une utopie ? » publié sur le blog « Forum des Forums« . C’est une réflexion sur ce lien qui nous unit tous, ou qui devrait nous unir tous. La Franc-Maçonnerie y est très attaché et ce n’est pas un hasard si nous nous côtoyons entre Sœurs et Frères.

Découvrez ce texte :

Fraternité, un mot qui orne les frontons de nos édifices publics, l’un des plus beaux de notre vocabulaire, mais, à dire vrai, que recouvre-t-il, qu’en est-il de la fraternité de nos jours ? Est-elle véritablement pratiquée de par le monde et l’a-t-elle jamais été, parvient-elle à fédérer les peuples, à polir les moeurs, à unir les hommes, où n’est-elle, hélas ! qu’une belle utopie ? Poser la question, c’est déjà tenter d’y répondre, aussi je compte sur mon groupe fidèle de visiteurs pour reprendre la balle au bond et élargir le propos que je vais essayer d’initier de mon mieux.

Au commencement l’idée de fraternité était conjointe de l’idée de filiation. Nous étions frères parce que nous étions fils, les fils de Dieu. Pour la raison que nous étions les enfants d’une grande famille, une famille qui se déployait sur la terre, unie par un semblable destin, nous nous devions naturellement aide et secours. Le Père, qui avait donné la vie par amour, était le ciment de cette fraternité universelle. Les hommes bénéficiaient tous du même don à l’origine : leur nature humaine et sa dimension spirituelle. De là, la force particulière que prenait dans la pensée chrétienne les notions de dignité humaine et d’égalité entre les hommes. Non qu’on ne puisse nier les inégalités cironstancielles, mais ce qui unissait alors les sociétés était la recherche d’un bien commun, ce qui signifiait qu’une cité, qu’un pays étaient des organisations unifiées par une finalité identique, à la fois celle de chacun et celle de tous.  » La cité est une communauté de semblables, et qui a pour fin la vie la meilleure possible  » – écrivait déjà Aristote dans Politique ( VIII, 7 ).

Le Nouveau Testament n’allait faire qu’amplifier le sentiment de respect et de sollicitude qu’il nous était recommandé de vouer à autrui, cet être qui ne devait pas être considéré comme autre mais comme proche, un prochain que l’on avait le devoir d’aimer comme soi-même. La notion de fraternité n’était donc pas limitée à la fatrie familiale mais à la fatrie humaine dans son ensemble, c’est-à-dire à tous les autres, eu égard à leur ressemblance avec nous-mêmes. Nous n’étions plus seulement des semblables mais des proches. Ainsi la communauté humaine était-elle envisagée comme une communauté d’amour qui s’adressait à des personnes.

Puis, les temps ont changé et, du communautaire, nous sommes passés, après la Révolution française, au collectif. Dieu était mort ou moribond, et les fils, n’ayant plus de Père, n’avaient plus de frères, mais des contemporains, des égaux, des semblables. La société des hommes était relayée par la société des citoyens. Cependant, contre toute attente, le mot de fraternité fut conservé, bien que celui de solidarité eût mieux convenu et semblait mieux adapté à cette idée neuve de communautarisme, ce qui laissait sous-entendre que la vie de la personne devait progressivement s’effacer derrière le collectif. Au lieu d’être tournées les unes vers les autres, les sociétés portaient leur regard vers l’oeuvre commune, au point que la communauté d’amour devenait une communauté d’intérêt qui s’adressait à des individus et était, par la force des choses, plus sélective. Nous verrons d’ailleurs apparaître et fructifier les associations, les cercles, les groupes, les corporations, les confréries etc.

Néanmoins, l’idée de fraternité ne disparaitra jamais pour trois raisons : d’abord parce qu’elle est en soi une aspiration profonde de chacun vers cet autre qui peut être, tout autant, le semblable que le différent, l’inconnu que le familier, le proche que le lointain ; ensuite, parce qu’elle est le lien qui relie ce que la vie tente de séparer et, enfin, parce que ce qui fonde la fraternité n’est, ni plus, ni moins, ce que l’on partage : la famille, la patrie, les souvenirs, le passé. Nous savons tous qu’un peuple disparait lorsqu’il n’a plus de mémoire, qu’un être meurt quand il n’a plus de souvenir. Davantage que sur un avenir possible, la fraternité s’établit, se construit, s’érige sur un passé commun. C’est la traversée du temps qui noue les liens et les renforce. Cette fraternité-là existera quoiqu’il arrive dans le temps et hors du temps. Elle sera, tour à tour, une fraternité de douleur ou une fraternité d’espérance, ni tout à fait utopique, ni tout à fait réelle.


Fraternité, un mot qui orne les frontons de nos édifices publics, l’un des plus beaux de notre vocabulaire, mais, à dire vrai, que recouvre-t-il, qu’en est-il de la fraternité de nos jours ? Est-elle véritablement pratiquée de par le monde et l’a-t-elle jamais été, parvient-elle à fédérer les peuples, à polir les moeurs, à unir les hommes, où n’est-elle, hélas ! qu’une belle utopie ? Poser la question, c’est déjà tenter d’y répondre, aussi je compte sur mon groupe fidèle de visiteurs pour reprendre la balle au bond et élargir le propos que je vais essayer d’initier de mon mieux.

Au commencement l’idée de fraternité était conjointe de l’idée de filiation. Nous étions frères parce que nous étions fils, les fils de Dieu. Pour la raison que nous étions les enfants d’une grande famille, une famille qui se déployait sur la terre, unie par un semblable destin, nous nous devions naturellement aide et secours. Le Père, qui avait donné la vie par amour, était le ciment de cette fraternité universelle. Les hommes bénéficiaient tous du même don à l’origine : leur nature humaine et sa dimension spirituelle. De là, la force particulière que prenait dans la pensée chrétienne les notions de dignité humaine et d’égalité entre les hommes. Non qu’on ne puisse nier les inégalités cironstancielles, mais ce qui unissait alors les sociétés était la recherche d’un bien commun, ce qui signifiait qu’une cité, qu’un pays étaient des organisations unifiées par une finalité identique, à la fois celle de chacun et celle de tous.  » La cité est une communauté de semblables, et qui a pour fin la vie la meilleure possible  » – écrivait déjà Aristote dans Politique ( VIII, 7 ).

Le Nouveau Testament n’allait faire qu’amplifier le sentiment de respect et de sollicitude qu’il nous était recommandé de vouer à autrui, cet être qui ne devait pas être considéré comme autre mais comme proche, un prochain que l’on avait le devoir d’aimer comme soi-même. La notion de fraternité n’était donc pas limitée à la fatrie familiale mais à la fatrie humaine dans son ensemble, c’est-à-dire à tous les autres, eu égard à leur ressemblance avec nous-mêmes. Nous n’étions plus seulement des semblables mais des proches. Ainsi la communauté humaine était-elle envisagée comme une communauté d’amour qui s’adressait à des personnes.

Puis, les temps ont changé et, du communautaire, nous sommes passés, après la Révolution française, au collectif. Dieu était mort ou moribond, et les fils, n’ayant plus de Père, n’avaient plus de frères, mais des contemporains, des égaux, des semblables. La société des hommes était relayée par la société des citoyens. Cependant, contre toute attente, le mot de fraternité fut conservé, bien que celui de solidarité eût mieux convenu et semblait mieux adapté à cette idée neuve de communautarisme, ce qui laissait sous-entendre que la vie de la personne devait progressivement s’effacer derrière le collectif. Au lieu d’être tournées les unes vers les autres, les sociétés portaient leur regard vers l’oeuvre commune, au point que la communauté d’amour devenait une communauté d’intérêt qui s’adressait à des individus et était, par la force des choses, plus sélective. Nous verrons d’ailleurs apparaître et fructifier les associations, les cercles, les groupes, les corporations, les confréries etc.

Néanmoins, l’idée de fraternité ne disparaitra jamais pour trois raisons : d’abord parce qu’elle est en soi une aspiration profonde de chacun vers cet autre qui peut être, tout autant, le semblable que le différent, l’inconnu que le familier, le proche que le lointain ; ensuite, parce qu’elle est le lien qui relie ce que la vie tente de séparer et, enfin, parce que ce qui fonde la fraternité n’est, ni plus, ni moins, ce que l’on partage : la famille, la patrie, les souvenirs, le passé. Nous savons tous qu’un peuple disparait lorsqu’il n’a plus de mémoire, qu’un être meurt quand il n’a plus de souvenir. Davantage que sur un avenir possible, la fraternité s’établit, se construit, s’érige sur un passé commun. C’est la traversée du temps qui noue les liens et les renforce. Cette fraternité-là existera quoiqu’il arrive dans le temps et hors du temps. Elle sera, tour à tour, une fraternité de douleur ou une fraternité d’espérance, ni tout à fait utopique, ni tout à fait réelle.

(Source http://www.forumdesforums.com/modules/news/article.php?storyid=14741&com_id=20464&com_rootid=20464&)





  • hytloday

    La question mérite d’être posée et en ce qui me concerne, après 27 années de FM, je vous ferai une réponse, la mienne.
    Au cours d’agapes j’ai tenu des propos qui ont heurtés certaines oreilles ( on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui). quelques frères se sont crus autorisés à faire de faux témoignages et pour faire court j’ai été exclus de mon obédience.
    Cela s’est passé début 2011, mon exclusion mai 2011.
    Depuis, que pensez-vous qu’il se soit passé ? Comment la Fraternité c’est-elle manifestée ?
    27 années de maçonnerie, gradé du 31ème, membre du chapitre de l’aréopage, membre fondateur de ma loge bleue.
    PAS UN SEUL TEMOIGNAGE !
    MIS AU BAN, PESTIFERE,
    La fraternité est-elle une utopie, A vous de voir.
    Cordialement.

  • lorraine Lagesse

    Bonjour .IL faut toujours un catalyseur pour aider l humain a etre un humain envers l autre , et non pas un Loup..
    Il y a eut les droits de L Homme ainsi que la fraternité des Francmaçon..et ceci pour toujours nous faire prendre conscience qu a travers une institution, nous pouvons trouver nos balises..C est le pourquoi des LOIS édictées déja au départ sur le montagne du Sinai…sans oublier les tables des codes des Sumériens..
    Toujours légiférer pour me pas oublier qui nous sommes, et pourquoi nous vivons..pour batir un TEMPLE en nous et autour de nous., .afin d abriter les joies et les peines de nos frères humains..

  • VESIC

    La où c’est dur il faut tailler la pierre,
    VITRIOL,
    Noé nous expose un très beau site :
    http://www.fondation-godf.org/
    qui nous permet de travailler sur la fraternité.
    Il faut trouver un juste équilibre, faire un don ne va pas dire oublier complétement ses besoins… c’est faire avec nos propres moyens.
    Personnellement la fin d’année est un peu dur pour moi mais j’ai mis le site en favoris et je tacherai d’y revenir quand ça ira un peu mieux financièrement car cela me semble important.

  • fidelio40

    Tres bien,fraternite,frere,meme famille humaine,meme pere,comme il est salutaire de revenir aux fondamentaux MAIS AUSSI de se rappeler Abel et Caen.
    C’est pourquoi il faut privilegier l’Amour Fraternel en respectant la regle en 12 points,et ou,les 10 commandements.
    Mais comme c’est dur…

  • VESIC

    Bonjour Noé,
    Puisque le sujet est la fraternité je me permets de faire un petit appel à la population, c’est bientôt Noël et des enfants font le passer à l’hôpital.

    Je suis tombé par hasard sur ce site :
    http://www.messages-de-noel.net/
    Pour résumé : Pour un Noël MAGIQUE à l’hôpital ! Soutenons les enfants (GRATUIT) ! Cette association ne demande pas d’argent mais juste un petit mot gentil à l’attention des enfants et du personnel pédiatrique.

    Ensuite, c’est bientôt Noël et le froid parle de lui même, on commence à recenser des SDF qui meurt de froid, donc encore un appel à la population pour leur venir en aide et ne pas les laisser mourir dans le froid et j’ai pas dis « mourir de froid » car il s’agit bien de décès causé par un froid insupportable, voici le message que j’ai trouvé :

    Si vous voyez un SDF dans la rue, dans ce froid glacial, veuillez faire le n° vert: 0800/99.340Merci pour Eux !! Ils auront un toit pour passer l’hiver. Cher(e)s ami(e)s, pourriez-vous PARTAGER ce message ? un grand merci pour eux.

    Le numéro de téléphone est à vérifier car il me laisse perplexe.

    La fraternité c’est AGIR et on peut tester notre sens de celle ci en agissant sur des petits gestes (ou plutôt de grands gestes comme ceux là), la fraternité c’est ne pas être insensible à cela.

    Voilà je te remercie Noé si tu pouvais publier mon message et j’espère du fond du cœur que les gens se mobiliseront, feront un élan de générosité et montreront que leurs seuls préoccupations ne sont pas uniquement matérielles ou centrés sur elle même mais sur ce qui se passe dans le Monde.